Le petit bâtard (William KOWALSKI)
Le pianiste blessé (Maria ERNESTAM)
Autant j'avais aimé Jambes cassées, cœurs brisés, de la même autrice, autant ce Pianiste blessé m'a ennuyée, pire, agacée. J'avais hâte d'arriver au bout de cette histoire pour en découvrir le sens mais grosse désillusion, l'intention de l'autrice m'est restée obscure jusqu'à la dernière ligne, diluée dans un style à la fois terne et apprêté. Un bric-à-brac de réflexions triviales sur la vie, servies sans le moindre humour qui aurait pu donner un peu de relief à l'ensemble. Une grande déception.
Babel, 2023 - 412 pages
Dimanche matin dans la grisaille
Chandler Bing était mon personnage de Friends préféré.
Son humour caustique, sa sensibilité à vif, sa tendresse me touchaient profondément.
L'annonce de la mort de son interprète, Matthew Perry, ce matin, m'a porté un coup au cœur et amené les larmes aux yeux.
Adieu, l'ami (oui, je sais, elle est facile mais incontournable)
Aussi riche que le roi (Abigail ASSOR)
J'ai eu un vrai coup de cœur pour ce roman à la fois sombre et lumineux. Je me suis laissé happer dès les premières lignes par l'histoire de Sarah, jeune française pauvre émigrée à Casablanca, qui pense que seul l'argent fait le bonheur et qui, en voulant s'approprier la richesse de Fassi Driss, va, en fait, trouver l'amour mais se heurter au plafond de verre de la hiérarchie sociale qui caractérise la société casablancaise juste après les années de plomb.
Abigail Assor maîtrise parfaitement son sujet et nous charme par son style fluide et son écriture précise, imaginée et puissante. Elle fait appel à tous nos sens pour nous immerger dans une Casablanca où la vacuité, l'indolence et la désillusion de la jeunesse aisée est une réponse à la dureté, l'injustice et l'archaïsme de cette caste. Ses personnages sont découpés au laser, des principaux aux secondaires.
L'homme que je ne devais pas aimer (Agathe RUGA)
Comment s'y retrouver entre l'amour qui nous ronge le coeur et le désir qui nous dévore les tripes ? L'un peut-il aller sans l'autre ? L'assouvissement peut-il nous libérer de cette étreinte submersive ou au contraire nous aliène-t-il davantage ? Un livre qui soulève plus de questions qu'il ne donne de réponses car les réponses sont en chacun de nous, intimes et uniques.
![20220902_203416[1]](https://storage.canalblog.com/22/45/1723533/131774370.jpg)
Flammarion, 2022 - 200 pages
Non-dits (Gisèle FOURNIER)
Non-écrit, ça n'aurait pas manqué.
Un roman-chorale, où les six personnages d'un huis-clos prennent la parole sans s'annoncer. De ce fait, on met un peu de temps à entrer dans le récit, qui souffre de cette dispersion, ainsi que d'un manque de consistance. Heureusement que le texte est court, il est vite évacué. Aussitôt lu, aussitôt oublié.
![20220903_162552[1]](https://storage.canalblog.com/61/08/1723533/131774207.jpg)
Folio, 2004 - 157 pages - Les Éditions de Minuit (2000) pour l'édition grand format.
Joie de vivre
Titre ironique, bien sûr, car ça fait deux amies en deux jours qui me disent que j'ai perdu ma joie de vivre. Elles ont voulu m'aider à la retrouver mais on n'a pas pu remettre la main dessus. Malheureusement, je confirme : je dérouille, en ce moment, et il ne sort rien de bon de ma plume. Je tourne en rond, je tourne en rond...
Aucun mot ne sera jamais aussi puissant, aussi intense que le hurlement silencieux, intérieur, qui me déchire le cœur. Aucune phrase, si ciselée soit-elle, ne pourra jamais décrire le néant qui m’habite sans toi, la douleur incisive et lancinante qui lacère mon âme irrémédiablement meurtrie. Là où l'adolescence n'avait laissé qu'un doux sillon, la maturité a creusé une aride crevasse.
La nuit des pères (Gaëlle JOSSE)
"La nuit des pères"... Il se serait intitulé "Pascale, lis-moi" qu'il ne m'aurait pas davantage interpelée, ce livre... En plus, Pauline (ma libraire préférée) m'en a lu un passage de sa voix grave ; elle avait bien choisi l'extrait, la bougresse, ça m'a donné des frissons et amené la larme à l'oeil... et du coup, le bouquin dans le panier.
Pourtant, a priori, un récit intimiste, à la première personne et au présent, c'est tout ce que je déteste.
Ajoutez à cela deux thèmes particulièrement sensibles : la relation au père et la maladie d'Alzheimer...
Mais ce roman, court, intense, est servi par une écriture nerveuse, à fleur de peau, dont le ton n'est ni larmoyant, ni complaisant mais au contraire direct, sobre et percutant. Une plongée vertigineuse dans les abîmes de l'âme, une réflexion sur ce qui nous pousse vers la vie... ou vers la mort.
![20220823_090303[1]](https://storage.canalblog.com/79/78/1723533/131723727.jpg)
Notabilia, 2022 - 173 pages.
![20231220_144225[1]](https://storage.canalblog.com/72/51/1723533/134198593.to_resize_150x3000.jpg)
![20231220_140350[1]](https://storage.canalblog.com/58/38/1723533/134198594.jpg)
![20231220_144328[1]](https://storage.canalblog.com/78/84/1723533/134198504.jpg)



![20220903_162723[1]](https://storage.canalblog.com/64/32/1723533/131774369.to_resize_150x3000.jpg)
![20220903_162639[1]](https://storage.canalblog.com/32/60/1723533/131774206.to_resize_150x3000.jpg)

![20220822_203727[1]](https://storage.canalblog.com/74/20/1723533/131723725.to_resize_150x3000.jpg)